Révélations sur la disparition d’un officier de la DGSE

Publié le par cortex-info.over-blog.com


Un officier des services secrets français, dont l’identité n’est pas divulguée, assurant le poste de chef d’antenne à Pékin en Chine, s’est rendu aux services Chinois. Diplômé en chinois de l’institut national des langues et civilisations orientales (INALCO), nommé par la DGSE en chine en 1999, il a eu le ras-le-bol de continuer à espionner les asiatiques, il s’est rendu aux autorité Chinoises. L’officier transfuge a obtenu une protection et un asile impeccables. On ignore la qualité du service rendu aux chinois en contre partie. Les éléments de la DGSE depuis le temps de la SDECE, lors de leur nomination dans des pays étrangers et en particulier les anciennes colonies française, leur première mission est de recruter « des agents d’influence », ce que nous appelons nous par exemple ‘’Hizb Fronça’’ .Et pour diverses raisons, la plupart du temps sentimentales, certains de ces officiers font défection, en se rendant aux autorités du pays d’accueil, bien sûr contre des renseignements précieux de grandes valeurs.

 

Dans un livre à paraître en juin, qui dévoile l'envers du décor du ministère des affaires étrangères et de ses ambassades, le journaliste Franck Renaud raconte le retournement d'un officier français de la DGSE en poste à Pékin. Tombé en 2000 sous le charme de son interprète, il vit désormais sous la protection des services locaux. Une première...

C'est l’histoire d’un diplomate en poste à Pékin, délaissé par sa femme restée à Paris. « Monsieur Henri », c’est son nom, tombe amoureux de son interprète. Un petit roman à l’eau de rose. Petit détail : « Monsieur Henri » est un officier de la DGSE, le correspondant officiel des services extérieurs français en Chine en poste depuis 1999. C’est là que l’affaire se corse, son interprète est une « concubine » chargée de retourner les « cibles » étrangères, à la manière des soviétiques. Résultat: l’officier de la DGSE déserte et offre ses services à l’empire du Milieu après une année passée sur place. Une première en ce qui concerne la Chine.

A la DGSE, l’inquiétude est alors « terrible » car on ne connaît pas la nature des prestations effectuées –recrutement d’agents ?- et des informations transmises à Pékin –nature du dispositif de renseignement français en Chine ?-.

« Monsieur Henri » a été victime du « subterfuge de la belle » selon l’expression en vogue dans les services chinois : « de jolies jeunes femmes, pas farouches, plutôt que des barbons sérieux » écrit l'auteur. Politiques, universitaires, militaires, espions, leurs « victimes » sont nombreuses. « Un attaché en charge du nucléaire en fera les frais ». Une anecdote parmi d’autres qui apporte la preuve des lacunes françaises en matière de sécurité à l’étranger.

Quelques années plus tard, l’ex-officier de la DGSE serait toujours en Chine, vivrait « sous la bienveillante protection des services locaux » et aurait approché un représentant des Français de l’étranger pour savoir comment percevoir sa retraite. Sa « concubine » travaillerait pour une entreprise... française comme chargée de communication. C’est l’une des nombreuses révélations que contient le livre Les diplomates, une enquête du journaliste Franck Renaud, qui sortira en juin, véritable plongée dans « l’univers feutré » du quai d’Orsay et de ses ambassades.

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